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Pourquoi l’armée nord-coréenne a frappé le bureau du dialogue dans la zone tampon?

 
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La guerre des nerfs qui consistait il y a à peine un mois à annoncer à tort et à travers la mort du leader nord-coréen, façon de déstabiliser l’État a fini par pousser la Corée du Nord à procéder à de vastes et rapides réformes au sein de l’armée et à se préparer à une riposte militaire “imprévisible” à tout aventurisme US. Les récents agissements américains, eux, ont fait déborder le vase : ces derniers jours,  des “opérations d’infiltration” ont été tentées à destination de la Corée du Nord, et ce, visiblement, par le biais des “transfuges nord-coréens” que la CIA aurait répartis en “milice” et chargés d’envoyer, d’abord, et depuis le territoire du sud ” des ballons chargés de messages menaçants” avant que ces menaces se concrétisent en acte armé. Évidemment, pour Pyongyang, il s’agit d’un acte de guerre surtout que Séoul a repris ses exercices militaires avec les Américains et que le dialogue dans ce contexte ne veut rien dire : les ponts sont coupés, suivant une décision de Pyongyang. 

Puis, larmée nord-coréenne a déclaré dans un communiqué qu’elle était prête à envoyer des troupes dans les zones frontalières avec la Corée du Sud et à répondre militairement à tout acte hostile. Le bureau du dialogue Sud-Nord vient d’ailleurs être pris pour cible d’une explosion et il n’est plus.

« Les relations entre les deux Corée s’étant détériorées, nos forces militaires surveillent de près la situation actuelle et sont pleinement prêtes à concrétiser toute décision prise par le gouvernement  de mener une action extra-frontalière », a ajouté déclaré le chef d’état-major interarmées de l’armée nord-coréenne.

Dans la foulée, l’armée sud-coréenne a intensifié sa supervision sur les activités militaires de son voisin du nord. Plus tôt, Kim Yo-jong, première vice-directrice du Comité central du Parti et conseillère principale du leader nord-coréen et sa sœur, a critiqué l’attaque généralisée de Séoul contre Pyongyang, menaçant la Corée du Sud de rompre les relations bilatérales. Voilà une chose qui est faite.

Entre-temps, à la veille du deuxième anniversaire de la rencontre controversée entre Kim Jong-un et Donald Trump pour la dénucléarisation de la Corée du Nord et pour mettre fin aux tensions entre Pyongyang et Washington, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Son Gwon a annoncé dans un communiqué que les deux ans de relations diplomatiques et diplomatiques avec les États-Unis sont devenus un “cauchemar horrible” et que “Pyongyang continuera de renforcer sa capacité nucléaire”.

C’est un avertissement bien grave alors même que les USA et la Chine passent à la vitesse supérieure dans leur face-à-face. Certains analystes estiment que l’escalade militaire entre les deux Corée n’est pas sans rapport avec les tensions sino-américaines. Mais quoi qu’il en soit, elle peut mener trop loin. Suites à l’escalade des tensions dans la péninsule coréenne, Pyongyang a menacé de mettra fin à l’accord militaire avec la Corée du Sud conclu en 2018 si Séoul n’empêche pas les activités des anti-Pyongyang dans les zones frontalières. Une question qui dépasse évidemment la volonté sud-coréenne, les bases US servant en Corée du Sud de base arrière à des activités de déstabilisation dans le Nord.




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